1/10 Quelques commentaires et interrogations en 10 tweets, sur la rigueur scientifique de l’étude de l’ @Inserm consacrée à « l’acceptabilité sociale des SCMR et leur impact sur la tranquillité publique »
https://www.drogues.gouv.fr/presse/levaluation-scientifique-confirme-linteret-salles-de-consommation-moindre-risque-scmr
https://www.drogues.gouv.fr/presse/levaluation-scientifique-confirme-linteret-salles-de-consommation-moindre-risque-scmr

2/10 Selon les engagements pris par les responsables, cette étude devait porter sur les 6 ans de l’expérimentation, soit jusqu’en octobre 2022. Or, elle a été publiée en mai 2021, par voie de presse sans avoir été d'abord présentée aux Comités ad hoc ni aux riverains concernés.

3/10 Mme @MarieRoustide affirmait en Comité de voisinage de la #SCMR #Paris10 du 29 mars 2018 :
« Cette recherche va se dérouler sur l’ensemble de l’expérimentation, sur toute la durée de l’expérimentation, donc sur les six ans »
(CR validé par tout le Comité dont elle)
« Cette recherche va se dérouler sur l’ensemble de l’expérimentation, sur toute la durée de l’expérimentation, donc sur les six ans »
(CR validé par tout le Comité dont elle)

4/10 Elle ajoutait :
« Un point d’étape sera fait à mi-parcours donc trois ans après la mise en place de la salle. Là, des données complètes seront présentées. » (CR validé par tout le Comité dont elle).
Ce point d’étape à mi-parcours n’a jamais eu lieu.
« Un point d’étape sera fait à mi-parcours donc trois ans après la mise en place de la salle. Là, des données complètes seront présentées. » (CR validé par tout le Comité dont elle).
Ce point d’étape à mi-parcours n’a jamais eu lieu.

5/10 Interrogée sur ce changement de calendrier, elle a répondu que le protocole de l’étude prévoyait certes une durée de 6 ans, mais qu’une première partie avait débuté 2 ans avant l’ouverture des SCMR, soit en 2014, et que le reste devait s’achever 4 ans plus tard.

6/10 Elle fait une distinction spécieuse entre la durée de l’expérimentation&celle de l’étude. Si, comme elle le dit, l’étude impliquait une enquête préalable de 2 ans, alors elle aurait dû interroger les riverains concernés. Or aucun de ceux que nous connaissons ne l’a été.

7/10 Sur la méthode : comment évaluer un processus qui n’a pas encore commencé puisque le cadre législatif des SCMR n’a été fixé par la loi que le 26 janv. 2016 ? Quelle est la validité d’une étude censée porter sur 6 ans, alors qu’elle est rendue 1 an et demi avant ?

8/10 Les entretiens avec les riverains ont été conduits en 2017 et 2018. Quelques uns ont eu lieu fin 2020-début 2021. Mais c’est seulement parce que des riverains, ayant eu vent de la modification soudaine du calendrier, les ont sollicités.

9/10 Comment une étude censée évaluer un processus qui ne s'achèvera qu'en 2022 peut-elle se contenter d'entretiens réalisés majoritairement en 2017 et 2018 ? Quelle validité lui accorder ? En fait, les résultats étaient acquis dès le départ.

10/10 L’étude commandée par la @MILDECAgouv, a été évaluée par un « comité scientifique indépendant ». Sauf que les 2 présidents du comité sont :
-l’un (Univ. Lille): représentant de la @MILDECA à l’OCDE
-l’autre (CHU Dijon): chercheur @Inserm
Indépendants ou juges et parties ?
-l’un (Univ. Lille): représentant de la @MILDECA à l’OCDE
-l’autre (CHU Dijon): chercheur @Inserm
Indépendants ou juges et parties ?