Pssst, confrères journalistes, vous voulez un scoop ? Si on commence à entendre partout qu’il ne faut pas tout miser sur les vaccins, ce n’est pas parce qu’on a découvert qu’ils n’étaient pas parfaits. On le savait déjà. C’est parce que les antiviraux des grands labos arrivent

Et il y a de bonnes chances pour qu’ils soient efficaces, mais ils vont couter bonbon, ça oui. Comme le Molnuripavir de Merck : https://www.google.com/amp/s/www.lejdd.fr/Societe/Sante/covid-19-la-piste-des-antiviraux-suscite-lespoir-4031205.amp
Ou un antiviral de Pfizer au nom encore inconnu :
https://www.pfizer.com/news/press-release/press-release-detail/pfizer-initiates-phase-1-study-novel-oral-antiviral
https://www.pfizer.com/news/press-release/press-release-detail/pfizer-initiates-phase-1-study-novel-oral-antiviral
Bien sûr, ça ne veut pas dire que les vaccins sont inefficaces. Mais comment vendre des traitements s’ils sont la SEULE solution ? Alors maintenant, on va nous dire qu’ils ne sont pas suffisants. Ce qu’on savait depuis un an, mais à l’époque, seuls les vaccins étaient prêts.
Les gouvernants sont tellement désespérés de trouver une solution, que les grands groupes pharmaceutiques sont devenus les seuls maîtres du calendrier médiatique du COVID. A chaque étude, leurs influenceurs sont sur le pied de guerre pour relayer leurs travaux. Très fort.
Problème : c’est dangereux. Car l’absence d’esprit critique des gouvernements, qui sont totalement vulnérables à leur lobbying, a un coût humain :
1) parce leurs produits sont nouveaux, ils ont souvent de forts effets secondaires, ce qui est normal (remdésivir, AstraZeneca, etc)
1) parce leurs produits sont nouveaux, ils ont souvent de forts effets secondaires, ce qui est normal (remdésivir, AstraZeneca, etc)
2) et parce que s’en remettre totalement aux labos nous a découragé de lancer beaucoup d’essais sur des traitements peu chers, qui auraient probablement pu sauver du monde en 2020.
Ps : Voici ce que disaient les spécialistes il y a un an. Sauf qu’en mars, le vaccin de Moderna, par exemple, était déjà prêt depuis... 3 mois. Dommage que le coronavirus n’ait pas voulu attendre l’autorisation du vaccin pour tuer du monde. https://www.bfmtv.com/amp/sante/coronavirus-pourquoi-il-vaut-mieux-miser-sur-un-traitement-qu-un-vaccin_AN-202003180120.html?__twitter_impression=true
En effet, la séquence de Moderna était prête dès janvier 2020, et Pfizer peu après. Il faut imaginer que dès avril 2020 le gouvernement américain lançait officieusement l’opération Warpspeed, avec un budget de 10 milliards de dollars. https://www.google.com/amp/s/amp.ouest-france.fr/sante/vaccin/covid-19-le-vaccin-moderna-a-ete-concu-en-2-jours-pourquoi-a-t-il-fallu-un-an-pour-le-deployer-7080701
Autant dire que le paquet a été mis sur le vaccin, qui a capté la majorité des ressources et de l’attention. La NIH était censée tester des vieilles molécules repositionnées, et puis en fait, elle s’est concentrée sur les anticorps et le Remdésivir. https://combatcovid.hhs.gov/clinical-trials#nothospitalized
En d’autres mots, le gouvernement américain a fait un choix : privilégier les vaccins et quelques nouvelles technologies dans ses budgets et ses essais. Nous, nous avons lancé le nullissime Discovery, et puis plus rien. Nous avons attendu d’être sauvés par Pfizer et AstraZeneca.
Avec une stratégie audacieuse et aggressive, nous aurions pu comme les Anglais lancer une dizaine d’essais à très gros budget sur des traitements dès mars, au lieu de mettre tous nos œufs dans le même panier (foireux), de Discovery.