Demain 26/09, c’est l’anniversaire de l’accident de l’usine Lubrizol à Rouen, le plus grave en France depuis des années. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’un an après la situation n’est pas rassurante. 1/
1er pb : il n’existe aucune base de données sur les risques d’exposition à l’amiante et aux hydrocarbures, ni de registre de cancer. L’Etat a tout fait pour empêcher de mesurer l’impact sanitaire. Malgré les nombreux indices de pollution très toxique. 2/ https://bit.ly/2G1DAgX
Fait particulièrement choquant, c’est à @LubrizolCorp Lubrizol que la préfecture a confié la tâche de surveiller la pollution et d’en évaluer les effets sur la santé. Alors que l'entreprise est mis en examen pour « atteinte grave à la santé ». 3/ https://bit.ly/2G1DAgX
Et face à cela, que prépare le gvt ? Une loi qui assouplit les obligations faites aux industriels pour leurs sites les plus dangereux, et qui accroît le risque que se produise un nouveau « Lubrizol »: la loi ASAP 4/ https://bit.ly/3mKNhRv
Face à tant de déni, d’opacité et d’inertie, des citoyen·ne·s lancent un observatoire des risques industriels, pour une autodéfense populaire face aux dangers industriels 5/ https://bit.ly/309BEd3
L’un de ses initiateurs, Paul Poulain, expert en sécurité incendie, en parle dans @_alairlibre . Il y explique aussi que «Le problème, c’est que la réglementation n’est pas respectée» 6/ https://bit.ly/3j38Hae
Pour finir ce thread, je vous conseille en complément l’excellent numéro que la revue Z consacre à « Rouen, fumées noires et gilets jaunes ». Notamment le remarquable article de Célia Izoard sur le cancer, « l’art de ne pas regarder une épidémie ». 7/ https://bit.ly/2RTNB26