


@CervelleOiseau fait des vidéos sur ça
Là les attitudes qu'on voit ne sont pas spontanées. Une grenouille va pas grimper sur un scarabée ou se tenir à l'écart de l'humidité, un lézard va pas se tenir sur le dos, ni se saisir d'une feuille. C'est mis en scène, ce que ça dit sur l'espèce est mensonger.
Parfois c'est le lieu qui ne correspond pas, on retrouve des espèce dans des "décors" incohérents avec leurs habitat.
Patrick Goujon l'illustre dans son article sur l’éthique photographique, ici on lui notifie qu'une empuse ça ne fait pas d'affut sur un champignon.
Patrick Goujon l'illustre dans son article sur l’éthique photographique, ici on lui notifie qu'une empuse ça ne fait pas d'affut sur un champignon.

Une rainette ça se tient sur ses pattes, ça se pose pas le ventre sur la branche et les pattes jointes en dessous. Ça pue les gros doigts qui l'ont forcé dans cette position.
Ce temps captif pris à un animal, c'est du temps perdu sur ses besoins, de régulation de sa température corporelle, de toilettage, de nourrissage, d'interactions écologiques. Des choses vitales pour lui.
L'éthique en photo animalierè c'est qu'il ne sache même pas qu'on est là.
L'éthique en photo animalierè c'est qu'il ne sache même pas qu'on est là.
Quand les individus ne sont pas statiques, tentent de s'enfuir, ils sont attachés, placés sur des fils, passés au congélateur quelques minutes pour être plus dociles et disposables pour la photo parfaite. On est looooiiiinnn de l'éthique.
On a aussi vu des gens qui utilisent des animaux morts. Ces photos de mulots avec le poil tout abimé, les yeux rentrés, sans parler des positions aberrantes, parfois récurrentes. Lendemain de cuite ou passage au congelo.
Gros backlash par les photographes animaliers éthiques.
Gros backlash par les photographes animaliers éthiques.
Mec, une jonquille de 10 cm, sans feuilles ? Et il dit maintenait que ses photos sont authentiquement naturelles..
Ces images sont très diffusées, et ça repose sur au moins 2 choses selon moi:
L'idée toujours présente qu'une photo montre la vérité (capturé à partir du réel donc une preuve). Y'a encore du boulot dans l'éducation aux médias, la distance critique à la réception de l'info

La base de l'esprit critique

Intéressant qu'on ait du mal à considérer les humains comme des animaux tout en conférant, comme ici, des fonctionnements humains à ces autres animaux pour qu'ils soient digne d'intérêt. Si c'est animaux qui ne nous ressemblent pas, zéro empathie. #siçacriepasçasouffrepas
Peut-être une forme de réconfort de voir dans la vie sauvage, qu'on a érigé idéologiquement comme le summum de l'injustice ("la loi de la jungle"), des formes de bienveillance, d'entraide, d'oisiveté, au regard de notre système social/économique/politique.
D'ailleurs les défenseurs de cette vision illustrent bien souvent par des appels à la nature pour la légitimer. Pourtant, ces formes d'interactions et de comportements existent, même si elles ne ressemblent pas à nos façon de faire.
L'éthique naturaliste veut qu'on n'interfère pas ou le moins possible dans la vie des individus, pour causer pas ou peu de dérangement.
L'éthique documentaire voudrait qu'on montre la réalité, pas de la mise en scène artificielle. Sinon il serait préférable de le préciser.
L'éthique documentaire voudrait qu'on montre la réalité, pas de la mise en scène artificielle. Sinon il serait préférable de le préciser.
Articles à ce sujet :
La cruauté envers les animaux, c’est vraiment trop mignon, de @mickaelbonnami https://frama.link/k0tq-170
Manipulation en macrophotographie, de Patrick Goujon https://frama.link/a-jo8QkV
Ne photographiez pas comme ça, d'Adrien Coquelle https://frama.link/hSK2J7bA


