En France le cycliste peut être un bourrin comme les autres...sauf que lui, il ne pollue pas. Petit thread pour justifier cette affirmation pas vélo friendly du tout.
1/Je me permets ce qui va suivre après quelques mois de travail sur la thématique du vélo et la pratique du vélotaf depuis ce printemps covid.
2/Le non respect du feu rouge, au détriment des piétons et au mépris des motorisés qui tous les jours pourraient ratatiner des kilos de chair et métal, on appelle ça comment à part une attitude de bourrin ?
3/Les justifications « oui mais si on s’arrête au feu, on met deux fois plus de temps », « oui mais c’est à cause des motorisés, si on franchit pas les feux avant eux, après ils nous dépassent »... des réponses de personnes insérées dans la société ou bien de bourrins ?
4/ Non, on n’a pas la stat du nombre de cyclistes bourrins qui ne respectent pas le code de la route. Selon une étude anglo-saxonne pas trop vieille, on sait que les automobilistes commettent plus d’infractions que les usagers de la bicyclette.
5/Mais veut-on devenir aussi con ? Je dis on, car moi aussi à vélo, parfois je grille des feux, moi aussi parfois j’oublie la priorité à droite. Parlons-en de cette règle. Qui la connaît et la respecte ? Encore faudrait-il avoir obtenu son code...
6/Qui, sur son VAE, son vieux Peugeot ou son Brompton tout neuf, signale avec son bras qu’il tourne ou s’arrête ? J’ai pas la stat non plus, mais franchement on est d’accord, pas grand monde...
7/Le mec ou la meuf qui tente de dépasser tous les jours son record perso maison-boulot à vélo en traçant comme un lévrier sur la piste cyclable, même aux heures de pointe, en taillant des shorts à tout le monde...bourrin non ?
8/Les bouchons de cyclistes à certains croisements, genre place de la Concorde, sont aussi anarchiques que ceux des motorisés. On fonce sur les piétons sur les cloutés, on se met dans l’angle mort d’un camion, on franchit évidemment les feux rouges...
9/Certains cyclistes doivent ignorer qu’ils ont le droit de décoller leur cul de la selle, pour par exemple marcher à côté de leur vélo sur les espaces dédiés aux piétons.
10/Les cyclistes qui s’arrêtent sans prévenir au milieu de la piste et y restent pour chercher leur route sur leur navigateur ou attendre Maurice qui peine ou faire des selfies ou répondre à Tiffany au téléphone...
11/Non, les seules différences comportementales que je vois entre les cyclistes bourrins et les autres usagers du macadam, c’est que rarement un cycliste ira dire à une cycliste qu’elle est bonne ou qu’elle a un gros cul.
Pour conclure, le fait de ne pas polluer n’offre pas un droit de bourriner. À vélo, nous devrions être exemplaires, pour inciter les autres à nous rejoindre, ne pas dégoûter ceux qui s’y mettent et tordre le coup à ce sempiternel « oui mais les cyclistes ils grillent les feux ».