Source : Ouvrage écrit par sa sainteté le pape Shenouda III
I- La définition de la pénitence
Le Seigneur dit en ceci : « Revenez à moi, et je reviendrai à vous » (Malachie 3:7). L’enfant prodigue s’est retourné à son père quand il s’est repenti (Luc 15:18-20). La pénitence est vraiment l’aspiration de l’homme vers son origine
Le Seigneur dit en ceci : « Revenez à moi, et je reviendrai à vous » (Malachie 3:7). L’enfant prodigue s’est retourné à son père quand il s’est repenti (Luc 15:18-20). La pénitence est vraiment l’aspiration de l’homme vers son origine
d’où il a été issu. Elle est la nostalgie d’un coeur qui s’était éloigné de Dieu, puis a ressenti qu’il ne pouvait plus s’éloigner davantage de lui.

Ceci est ce qu’à mentionné Saint Paul concernant son. Oeuvre apostolique disant : « Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait pour nous;
nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu (2 Cor. 5:20).
La pénitence ne se limite pas à la réconciliation, car par elle Dieu retourne à demeurer dans le coeur de l’homme, et ce coeur se transforme en ciel. Quant aux pénitents,
La pénitence ne se limite pas à la réconciliation, car par elle Dieu retourne à demeurer dans le coeur de l’homme, et ce coeur se transforme en ciel. Quant aux pénitents,
comment Dieu demeurerait-il dans leurs coeurs là où demeure le péché ? Et l’Ecriture Sainte dit : « qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? (2 Cor. 6:14).

Car le pécheur est une personne inadvertante, il ne ressent pas ce qui l’englobe. Pour cela, l’Ecriture Sainte l’interpelle disant : « c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil » (Rom. 13:11)
C’est dans ce sens que la pénitence est considérée comme un retour de l’homme à lui-même.
Ou bien elle est le retours de l’âme à sa sensibilité primitive, le retour du coeur à son ardeur, et le retour de la conscience à son oeuvre. Il a été dit à juste titre du repentir de
Ou bien elle est le retours de l’âme à sa sensibilité primitive, le retour du coeur à son ardeur, et le retour de la conscience à son oeuvre. Il a été dit à juste titre du repentir de
l’enfant prodige : « Etant rentré en lui-même… » (Luc. 15:17). C’est-à-dire qu’il a repris conscience, qu’il est retourné à sa juste pensée et à sa perception spirituelle.
Le péché étant considéré comme une mort spirituelle, comme dit l’Ecriture Sainte concernant les pécheurs
Le péché étant considéré comme une mort spirituelle, comme dit l’Ecriture Sainte concernant les pécheurs
qu’ils sont morts par les péchés : « nous qui étions morts par nos offenses… » (Eph. 2:5), la pénitence est ainsi un transfert de la mort à la vie, d’après l’expression de l’évangéliste saint Jean (1 Jean 3:14).
Saint Paul dit à ce sujet : « Réveille-toi, toi qui dort; réveille-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera. » (Eph. 5:14)
L’apôtre saint Jacques appuie la même signification disant « celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort
L’apôtre saint Jacques appuie la même signification disant « celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort
et couvrira une multitude de péchés. » (Jacques 5:20)
La pénitence est une résurrection de l’âme, car la mort de l’âme est la séparation de l’âme d’avec Dieu, comme dit saint Augustin.
La pénitence est un coeur pur nouveau que Dieu donne aux pécheurs, avec lequel ils l’aimeront.
La pénitence est une résurrection de l’âme, car la mort de l’âme est la séparation de l’âme d’avec Dieu, comme dit saint Augustin.
La pénitence est un coeur pur nouveau que Dieu donne aux pécheurs, avec lequel ils l’aimeront.
Elle est une oeuvre divine que le Seigneur exécute à l’intérieur de l’être humain, selon sa divine promesse disant : « Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un coeur
nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois. » (Ezéchiel 36:25-27)
La pénitence est l’affranchissement de l’esclavage du péché et du démon, et des chaînes des fausses habitudes, et de la poursuite des passions.
Il nous est impossible d’obtenir cette libération sans l’oeuvre du Seigneur en nous. Pour cela l’évangéliste dit :
Il nous est impossible d’obtenir cette libération sans l’oeuvre du Seigneur en nous. Pour cela l’évangéliste dit :
« si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres»(Jean 8:36). C’est vraiment un affranchissement, car « quiconque se livre au péché est esclave du péché »(Jean 8:34).
La pénitence est donc le renoncement au péché, mais pour l’amour de Dieu et pour l’amour du bien.
La pénitence est donc le renoncement au péché, mais pour l’amour de Dieu et pour l’amour du bien.
Car tout renoncement au péché n’est pas considéré comme pénitence; l’homme pourrait s’éloigner du péché à cause de la crainte, ou la honte, ou l’impuissance, ou la préoccupation; tandis que l’amour du péché demeure dans leur coeur; ou bien parce que les circonstances ne sont pas
favorables. Ceci n’est pas considéré comme pénitence…
Quant à la véritable pénitence, elle est le renoncement effectif au péché par la pensée et le coeur, pour l’amour de Dieu, de ses commandements et de son royaume, par prudence de la part du pénitent pour son éternité.
Quant à la véritable pénitence, elle est le renoncement effectif au péché par la pensée et le coeur, pour l’amour de Dieu, de ses commandements et de son royaume, par prudence de la part du pénitent pour son éternité.

Ainsi nous racontent les histoires des saints qui firent pénitence, comme saint Augustin, saint Moïse le Noir, les saintes Marie la Comtesse, Pélagre, Thaïs et Sara, etc… et que la pénitence était dans leurs vies
comme dans la vie des autres, un point de divergence vers Dieu, qui dura jusqu’à la fin de la vie, sans retour au péché.
Ceci nous rappelle la parole de saint Sisoï : « Je ne me rappelle pas que les démons m’aient induit à un péché deux fois »… Peut-être que le premier péché
Ceci nous rappelle la parole de saint Sisoï : « Je ne me rappelle pas que les démons m’aient induit à un péché deux fois »… Peut-être que le premier péché
fut par voie d’ignorance, ou de négligence, ou de faiblesse, ou de manque d’expérience des stratagèmes du démon, ou de manque de prudence. Mais après la pénitence et le réveil, il y a toute ponctualité dans la vie, et toute méfiance du péché.
Tandis que celui renonce au péché, puis y retourne, puis y renonce, puis y retourne…. celui-ci n’est pas encore pénitent. Ceci est seulement un essai de pénitence; chaque fois que le pécheur se lève, le péché le tire en-bas. Le document de son affranchissement n’a pas encore
été écrit.
La pénitence est un cri de la conscience, et une révolution contre le passé.
Elle n’est pas une émotion momentanée envers Dieu, mais elle est un changement sérieux et radical dans la vie de l’être humain, dans lequel il sent,… de même tout ce qu’il fréquence le

Elle n’est pas une émotion momentanée envers Dieu, mais elle est un changement sérieux et radical dans la vie de l’être humain, dans lequel il sent,… de même tout ce qu’il fréquence le
sentent… que sa vie a été transformée, que ses pensées ont été transformées, de même que ses principes, ses valeurs sa vision de la vie, son tempérament, le style de sa conversation, son commerce avec les gens et sa relation avec Dieu. Son âme aussi s’est transformée
intérieurement. Il est devenu un coeur refusant les péchés passés qu’il aimait. L’amour de Dieu est entré dans son coeur, et il s’est obtenu un programme spirituel dans lequel il ressent un plaisir spirituel.
Pour tout ceci, il a été dit en vérité de la pénitence : « La pénitence est l’échange d’un désir contre un autre. »
Elle est le désir de vivre avec Dieu, au lieu du désir du péché et de la chair. Ici, la pénitence ne se limite pas au côté négatif qui est le renoncement au
Elle est le désir de vivre avec Dieu, au lieu du désir du péché et de la chair. Ici, la pénitence ne se limite pas au côté négatif qui est le renoncement au
péché et à son amour, mais elle entre du côté positif dans l’amour de Dieu, de son royaume et de ses voies…
Elle est une chaleur qui se répand dans l’homme, et l’enflamme du désir de la vie pure. Pour ceci, il a été dit de la pénitence : qu’elle est une rénovation de l’esprit.
Elle est une chaleur qui se répand dans l’homme, et l’enflamme du désir de la vie pure. Pour ceci, il a été dit de la pénitence : qu’elle est une rénovation de l’esprit.
La rénovation de la nature se réalise par le baptême (Rom. 6:4). Mais la rénovation de l’esprit se réalise par la pénitence, selon la parole de l’apôtre : « soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discernez quelle est la volonté de Dieu,
ce qui est bon, agréable et parfait. » (Rom. 12:2).