En tant que fils d'ancien routier/livreur, je me rends compte que c'est la partie du monde ouvrier la moins consciente dû à l'éclatement géographique et à l'isolement que génère ce genre de job.
Pour avoir déjà travaillé comme aide-livreur pour un grand magasin d'électroménager, j'ai vu à quel point le travail est une tâche qu'il faut terminer le plus rapidement possible, quitte à aller plus (voire beaucoup plus) vite sur les routes.
Je ne pense pas qu'il soit possible de lutter contre cela de l'extérieur. Les syndicats pro sont assez peu présents dans ce secteur d'activité, notamment à cause de ce que j'ai relevé plus haut.
Mais par ailleurs, même si les ouvriers.ères du transport sont parfois très conscient et prennent part à la défense de leurs droits et intérêts, iels sont tout de même assez peu présent.e.s dans les mouvements d'ampleur hexagonale (comme la réforme des retraites récemment).
Le secteur représentait tout de même 350 000 salarié.e.s en 2015 (gouv), et on peut imaginer qu'il devrait dépasser les 400 000 très prochainement (si ce n'est pas déjà fait). Je parle ici du secteur du transport routier, qui n'inclut pas les livreurs (Chronopost, etc).
Autre cause de cet éclatement, l'important nombre d'entreprises dans ce grand marché concurrentiel: on comptait 35 000 entreprises dans l'État français en 2015.
Je n'ai pas la prétention de proposer des solutions, je souhaitait juste dresser un rapide état de fait sur une partie du monde ouvrier trop de fois oubliée, que ce soit par la gauche (mvmt sociaux) ou par la population en général, comme on a pu le remarquer pdt le confinement.
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