Je viens de regarder une partie du dernier épisode de « Maitresse d’un Homme Marié » #MDHM. Celui-ci magnifie encore une fois la pression sociale et familiale qui existe sur les couples au Sénégal, poussant les conjoints à faire des choix contre leurs "sentiments".
Il est plus facile de se séparer plutôt que d'assumer son amour pour quelqu'un (si tant est que Cheikh ait un jour aimé Marième…). Il n'aime que lui même et s'est aventuré dans une histoire qu'il est incapable de gérer, assumer.
Face au chantage « affectif » de sa mère, à l'opposition de sa famille, mais également et surtout avec sa bonne dose de lâcheté légendaire, il préfère retourner dans le calme, la « paix », la tranquillité et le confort douillet de sa Lala, qu'il n'aime pas.
Lala qui qui joue si bien le rôle de l’épouse soumise, satisfaisant l'égo de male de son « borom keur », « kilifa » qu'elle méprise au fond, l'essentiel étant que sa « propriété » rentre chaque soir pour se coucher à ses côtés (il y a d'ailleurs un adage en wolof qui dit cela).
Cet égo de Cheikh, si souvent remis en cause par Marième « bordel », Marième la stérile, qui lui tient toujours tête et qu’il n’arrivait pas à « maitriser » et qui aujourd’hui à toutes les tares qui sont autant d’excuses hypocrites pour donner « bonne conscience » à ce crétin.
Le sentiment du « devoir », de la reconnaissance à l’égard de sa « awo » et de l’amour filial accompli, Cheikh retournera vers celle qui est capable d’enfanter, lui donner des héritiers, cette condition ô si importante sous nos cieux.
Cheikh reprendra son train-train quotidien, son thieb et son ataya, et se trouvera surement un ou deux « coups d’un ou deux soirs », pour s’envoyer en l’air, satisfaire sa libido, car c’est avec réticence voir dégout qu’il se sentira obligé de remplir ses obligations envers Lala.
Lala la « diek », qui bien que meurtrie au fond d’elle, aura le sentiment (amer) d’avoir gagné, avoir pu garder son « homme » qu’elle gavera et essayera de satisfaire avec force « thiouray », petits pagnes, « bine-bine » et chainettes autour de la taille.
Il lui arrivera même parfois certains soirs de vouloir copier les manières, tours et atours de celle qu'elle à réussi à mettre à la porte, avec la complicité de sa belle-mère, pour essayer de satisfaire son homme qui baillera aux corneilles, rêvant de sa Marième perdue.
Lala, la diek "fess dél si sama place, fi ma ko mom", la gagnante résignée, qui fermera les yeux sur les petites incartades et escapades de son mari tant qu’elles ne seront pas trop sérieuses et ne menaceront pas sa quiétude et ses avantages...
Pendant ce temps Madame Dalanda joue au chat et à la souris avec Birame, s’acoquinant de celui qui, au fond, est le moins hypocrite de la série, quoi qu'on puisse dire
En effet, Birame assume pleinement ce qu’il est, ce qu’il veut, même s’il doit utiliser tous les moyens, même les moins recommandables, pour parvenir à ses fins.
Tant pis, quitte à faire souffrir, détruire, celui qu’il voit comme une menace, celle qu’il va utiliser pour obtenir ce qu'il veut (ils finiront surement un après-midi dans un cabanons d’un hôtel-resto discret près de Ngor Diarama) et celle qu’il veut coute que coute récupérer.
Dialika, justement, en détresse sentimentale et affective, si vulnérable, capable de tomber dans les bras du premier venu. Dialika, dont l’étoffe s’étiole au fur et à mesure qu’elle se rapproche et tombe « amoureuse » de son docteur (le cliché est quand même énorme !).
Elle sera bientôt autant « détestée » que l’était (hypocritement) Marième au début de #MDHM.
Son « beau docteur » quant à lui est la représentation absolue de la lâcheté masculine dans toute sa splendeur.
Son « beau docteur » quant à lui est la représentation absolue de la lâcheté masculine dans toute sa splendeur.
Hypocrite, sournois, au point de ne pas simplement assumer son statut d’homme marié (bien, mal, peu importe!), en se disant qu’il perdra les faveurs de sa proie si jamais il lui montre sa bague au doigt qu'il enlève soigneusement et cache lorsqu'il voit sa Dialika.
Le beau docteur et Dialika finiront surement un soir dans une chambre du King Fahd, le « docteur » donnant comme excuse à sa femme une opération urgente qui ne saurait attendre, question de vie ou de mort !
Notre héroïne « principale », l’effrontée Marième trouvera très rapidement chaussure à son pied (le pauvre « fath méér »), pour le mettre à l’étrier de sa vengeance, de sa morgue, de sa colère, contre celui, ceux qui l’ont malmenée, honnie, insultée, abandonnée, trahie.
Asma fera surement partie du lot, le sport favori des « meilleures amies », « conseillères » et « entremetteuses » jouant perfidement les bons offices étant de prendre ce qu’elles envient à leurs amies qui ont cet homme qu’elles ne méritent pas, qu’elles n’ont pas su, pu gérer.
Ainsi, #MDHM ne décrit rien que nous ne savons déjà pas.
Et cette série ne fait ni l’apologie de la monogamie, ni celle de la polygamie.
Et cette série ne fait ni l’apologie de la monogamie, ni celle de la polygamie.
Elle met juste en exergue, à la limite cautionne, valide, le droit à la lâcheté de l’homme sénégalais, incapable de s’assumer (monogame, polygame, peu importe !), d’assumer ses choix contre vents et marées.
#MHDM montre (mal) la guerre permanente dans laquelle les femmes sénégalaises sont pour obtenir les bonnes faveurs d’un homme (ou de plusieurs, on ne sait jamais…), essayer de le garder (sic).
#MDHM glorifie le sexe à outrance, la grossièreté, la vulgarité maquillée sous les airs de « diongué », les « dieuw », « défanté », « téssanté », la pression sociale, les calculs permanents, le jeu des intérêts et des faux honneurs.
#MDHM prone le jeu de la préservation d’une fausse bonne réputation, la famille, les faux amis, tous ces facteurs exogènes à une couple, qui viennent étouffer, polluer, vicier, détruire, rendre impossible toute véritable vie et bonheur à deux.
Au final, rien de nouveau ni d’attrayant sous le soleil du vice et des trahisons. #MDHM
#mespetitespenséesdusoir #writingonthego my thumbs following my (fully undertaken 100% trash) mind’s flow.
And as usual, sorry for the typo
#mespetitespenséesdusoir #writingonthego my thumbs following my (fully undertaken 100% trash) mind’s flow.
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