Gros thread sur la Coupe du monde 1998ūüĒ•

Un Mondial qui vous dit quelque chose non ? Le sacre de la France évidemment, mais pas que. Beaucoup de spectacle et d'émotions.
Comme d'habitude, on repart sur le même format : vidéos, commentaires d'époque, archives, anecdotes & humour.
Déjà, ce qu'il y avait de kiffant dans ce Mondial, c'est que tous les stades nous parlaient.
J'adore découvrir de nouveaux stades, mais quand on dit match à La Beaujoire, à Gerland ou au Parc des Princes, t'es direct ambiancé.
Et puis, la France est un petit pays, donc des petites distances.
En 1994, les States c'était sympa mais v'la les trajets. Là, c'était parfait. Et en plus, la météo et les horaires des matchs furent au top.
Franchement, tout était réunis.
C'est aussi la Coupe du monde o√Ļ les consultants ont explos√©.
Ils existaient déjà, mais étaient réduits à accompagner le commentateur (je grossis le trait). Là, on les voyait partout : avant le match, à la mi-temps, pendant et après la rencontre; ils prenaient la parole.
C'√©tait utile car les t√©l√©s ont voulu conqu√©rir le plus grand nombre. Mais c'√©tait in√©gal surtout : quand t'as Coco Suaudeau et Daniel Bravo c√īte √† c√īte, c'est la F1 et le karting comme dirait l'autre.
Et au final, ça a débouché sur des trucs pas supportables.
Quand tu passes d'une analyse de Monsieur Raynald Denoueix √† une autre d'√Člie Baup, tu n'as pas de palier de d√©compression. Alors qu'il en faudrait un.
Voire plus.
Avant le football à la télévision, ça se résumait au tandem Roland-Larqué qui savait faire vivre l'évènement, mais qui débitait aussi des inepties qui sont devenues des clichés, des fausses idées, style "les tirs au but c'est la loterie" ou "c'est à cause de l'arbitre".
Puis Canal+ a révolutionné la façon de filmer le foot, et a ramené une vraie expertise.

Mais avec ce Mondial en France, tout le monde avait le droit √† la parole. Notamment les anciens joueurs. Et "anciens joueurs", √ßa englobe Basile Boli et ses analyses tr√®s pouss√©es ūü§¶‚Äć‚ôāÔłŹ
Bref le métier a changé lors de cet évènement.
En fait il y a eu deux cassures dans le journalisme sportif fr selon moi :
1998, avec la popularisation.
2006, avec des critiques plus acerbes, volontairement méchantes (Domenech a joué sur ce phénomène).
Le bistrot venait de na√ģtre.
Toutes les cha√ģnes avaient leurs consultants, leurs √©missions sp√©ciales. TF1, France T√©l√©visions et Canal bien s√Ľr, qui a r√©gal√© avec sa loupe, ses reportages et son style.
La patte Canal dans le sport, elle n'a jamais été aussi succulente que sur la période J.O Atlanta / CDM.
L'√Čquipe passe √† la parution le dimanche. Quel bonheur car c'√©tait un quotidien de grande qualit√©. Rien √† voir avec le torchon que c'est devenu.
Chaque jour j'allais l'acheter en sprintant, on m'appelait Forrest au quartier (bon faut dire que j'étais bon au tennis de table aussi)
Bien s√Ľr, il y a le cas Jacquet. On y reviendra plus tard et ils sont clairement all√©s trop loin (attaques personnelles).
Par contre que les anciens ne mentent pas : à l'époque, ABSOLUMENT PERSONNE ne croyait vraiment en la France pour gagner. C'était un outsider comme un autre.
"si moi je l'avais dit j'te jure" ouais après les quarts.
Ça rend ouf les mecs qui viennent te dire "je le savais". Man, pourquoi t'as pas misé ton salaire alors ? La cote était énorme pourtant.
Avant le début des festivités, une cérémonie a lieu à Paris. Et Charles Villeneuve pose tranquillement ses lyrics #EnDétente
GROUPE A : Br√©sil, Norv√®ge, Maroc, √Čcosse.

Le Brésil aka le favori. Il faut bien comprendre que le buzz autour de la Seleção est monstrueux. Le maillot, le style de jeu, les individualités.
Et il y a aussi cette publicité, incroyable et générationnelle.
C'est LA sélection !!!
Et puis, il y a Ronaldo.

Ceux qui ont vécu ça en direct le savent. Les autres : dites vous bien que l'attente qu'il y avait autour de lui, c'est l'équivalent de Messi + Cristiano x10 aujourd'hui. C'était hors norme.
Faut dire que le mec venait de faire du sale avec l'Inter.
C'était un big bang humain. Il y avait lui et TOUS les autres. 21 ans et déjà le padre !!!
C'est dur de se dire qu'on aime le football, et qu'on ne revivra plus jamais cette sensation de voir un extraterrestre arriver.
Br√©sil/√Čcosse en match d'ouverture.
Une entrée en douceur pour les tenants du titre, avec une victoire sans briller.
Au final, le plus beau match de cette première journée est le Maroc/Norvège à Montpellier.
Du spectacle, de l'engagement avec un but magnifique de Mustapha Hadji.
Derrière, la Norvège revient puis on a le droit à deux minutes de folie avec deux buts.
Ça part bien ce Mondial.
La Norv√®ge et l'√Čcosse font match nul (1-1) avant le Br√©sil/Maroc si attendu.
Pourquoi "si attendu" ? Car le public est exigeant et veut voir une Seleção plus offensive avec un meilleur Ronaldo.
La Beaujoire est servie après deux minutes.
Six minutes, la sanction tombe pour de bon sur un mouvement d'école.
Les Auriverdes ont pris leur marque, et Rivaldo se joint à la fête.
La deuxième mi-temps vient à peine de commencer que Ronaldo fait encore parler de lui : le passement de jambe, ce n'est rien d'autre que du feu.
Tout va trop vite : le mec se met en marche en un instant, c'est tellement soudain. Dingue.
Malgré cette défaite 3-0, le Maroc peut encore se qualifier avec un succès (si dans l'autre match le Brésil fait le boulot).
Les Lions de l'Atlas remplissent parfaitement leur part du contrat en ouvrant les √Čcossais.
À Marseille, c'est plus compliqué que prévu.
Zagallo aligne ses 4 attaquants (Ronaldo, Rivaldo, Bebeto, Denilson) et on s'attend √† un feu d'artifice. Erreur, les Norv√©giens tiennent bon... jusqu'√† la 78√®me minute ūüĒĹ
(Denilson quand même, à l'aise avec le ballon le type)
Bon l'affaire est pliée et le Maroc est qualifié. Oui mais non, pas encore, car cinq minutes plus tard, réaction scandinave.
(RIP Junior Baiano)
Il ne manque plus qu'un but à la Norvège pour se qualifier, et celui-ci arrive dans la polémique.
Bi√©try sort le coupe-coupe avec son "visible √† l‚ÄôŇďil nu" avant de rab√Ęcher TOUTE LA SOIR√ČE (il avait √©t√© trop relou dans l'apr√®s match)
Suite √† cette √©norme "erreur d'arbitrage", les m√©dias se d√©cha√ģnent. La presse allume l'arbitre de toute part. Et L'√Čquipe n'y va pas de main morte.
Putain m√™me Pernault √©tait dans le d√©lire ahahaha : √† partir de l√†, on aurait d√Ľ comprendre que √ßa allait mal tourner cette affaire !
(j'suis mort : il avait sorti les accessoires, la mise en scène et tout, Jean-Pierre Brachetti)
L'√Čquipe √©tait en boucle sur le sujet.
C'√©tait grave et chiant; entre √ßa et le but en or, les mecs ne l√Ęchaient rien.
Et puis deux jours plus tard, hop la preuve tombe... HUM HUM
Imaginez s'il y avait eu la VAR à l'époque, les Norvégiens se seraient fait enfler comme jamais. Mais bon, on "s'en fout" des norvégiens hein
Pour le mea-culpa, on peut compter sur L'√Čquipe...
Enfin en page 16...
Et entre parenthèse...
Sans excuses envers celui qui a été torpillé de partout...
Et en ouvrant sur l'arbitrage vidéo histoire de se donner raison.

Un bon gros LOL.
Le seul qui aura l'honnêteté de dire qu'il a eu tort est Charles Biétry. Il parlera même de "honte". Vrai journaliste : ça arrive de parler sous le coup de l'émotion, mais s'excuser comme il l'avait fait, c'était fort.
Chapeau bas
GROUPE B : Italie, Cameroun, Chili, Autriche.

L'Italie a ses absents : pas de Ravanelli et Angelo Perruzzi blessé. Pagliuca, titulaire, est honnête en déclarant : "Sans Peruzzi, il manque le meilleur."
Une Nazionale à prendre au sérieux, et coaché par Cesare Maldini, père de.
La Squadra débute à Bordeaux, contre le Chili. Une belle affiche que les italiens enchantent sur leur première occasion.
But impeccable : la qualit√© d'ouverture de Maldini, le g√©nie et la vista de Baggio pour le killer instinct de Vieri. LOURD ‚ĚóÔłŹ
Seulement, les Chiliens ne baissent pas les bras. Et Marcelo Salas inscrit son doublé : un pion avant la mi-temps, un autre au retour des vestiaires. Boom
Et voilà qu'un nouveau scénario catastrophe se dessine pour l'Italie. Quatre ans après le Giants Stadium, place au Parc Lescure.
Ah moins que...
À noter que lors de ce Italie/Chili, une coupure de courant a lieu au Bangladesh. Résultat, des centaines de fans ont bloqué l'autoroute et attaqué deux centrales électriques. Une réaction totalement proportionnée donc.
Un match qui a fait péter les plombs à certains donc.
Au Chili, un homme de 23 ans a été tué par son oncle d'un coup de couteau suite au penalty sifflé. Ils n'étaient pas d'accord sur la décision prise.
Une réaction totalement proportionnée donc.
Du coup avec ce match nul, on se dit que le vainqueur de Cameroun/Autriche se mettrait super bien au classement.
On pense que le superbe but de Pierre Njanka va faire la différence, mais un match de foot comporte du temps additionnel et les Autrichiens le savent bien
Après avoir vu le match, Franz Beckenbauer déclare : "Les Autrichiens jouent sans leur tête, donc sans réfléchir."
Le sélectionneur autrichien réplique : "De toute façon, il disait la même chose sur le Bayern, alors pourquoi ne se tromperait-il pas également sur l'Autriche ?"
Chili/Autriche.
On prend les mêmes, et on recommence. Ce qui veut dire que Salas marque encore et que comme un match de foot comporte du temps additionnel, les Autrichiens égalisent.
Le soir même, on part à La Mosson pour voir les Italiens donner une leçon de réalisme. Et qui dit leçon de réalisme, dit Christian Vieri.
Six jours plus tard, faut définir le classement.
La Nazionale perd Nesta, touch√© aux ligaments. MOCHE ūüė©
Derrière rien de très passionnant : un nouveau but de Vieri, un deuxième pour Baggio et comme un match de foot comporte du temps additionnel, les Autrichiens marquent.
Beaucoup plus passionnant, le Chili/Cameroun à Nantes.
Deux cartons rouges et un but injustement refusé à François Oman-Biyik, on peut dire que l'addition est salée pour le Cameroun.
√Člimination dure pour les Lions, mais les nerfs ont l√Ęch√©. Clairement. Et pas au bon moment.
Rigobert Song devient le premier joueur de l'histoire à être expulsé dans deux phases de Coupe du monde (1994, 1998). Quelques années plus tard, il sera rejoint dans cette catégorie par un français...
GROUPE C : France, Danemark, Afrique du Sud, Arabie Saoudite.

Elle est pas belle l'histoire. Un tirage maison : le groupe le plus claqué possible, avec les deux nations bonus pour commencer.
Hey, peut-être que Booba n'avait pas tort en fait
Les Bleus commencent face à l'Afrique du Sud.
Un match montagne russe pour Dugarry, qui rentre à la place de Guivarc'h et manque un face-à-face... avant de faire exploser le stade d'un coup de tête.
Pierre Issa inscrit un but contre son camp et Henry termine la fête (avec l'aide d'Issa).
Une entame parfaite pour prendre de la confiance.
Tout roule donc, et encore un peu plus avec le match nul du Danemark contre l'Afrique du Sud.
Au premier match, les Danois ont battu d'un rien l'Arabie Saoudite (1-0), et encha√ģnent avec une contre performance malgr√© un joli but de Nielsen (et deux expuls√©s)
L'√Čquipe de France profite du cadeau pour prendre la t√™te du groupe en cognant l'Arabie Saoudite (4-0).
Une belle partition, avec du jeu et des buts.
Un match marqué par l'expulsion de Zidane et la froideur de Jacquet à son encontre.
Une belle connerie non ? Pas pour Zidane en tout cas : "Je trouve que la décision de l'arbitre de mettre comme ça sur une action de jeu est sévère."
"Je saute et je retombe sur le défenseur sans avoir l’intention de faire un mauvais geste ou de faire mal. Je ne me mérite pas ce carton rouge"
En lisant √ßa dans le journal le lendemain au petit d√©jeuner, on √©tait tous comme √ßa ūüĒĹ
Reste l'ultime match. Match nul entre l'Arabie Saoudite et l'Afrique du Sud (2-2), et va pour une victoire française contre le Danemark.
Lama a refusé de jouer, et Desailly a prouvé une fois de plus qu'il était le meilleur défenseur central du monde.
GROUPE D : Nigéria, Espagne, Paraguay, Bulgarie.

Petit groupe de la mort. Comme souvent pour le Nigéria : après 1994 et avant 2002, les Super Eagles mangent du costaud.
On commence avec le 0-0 entre le Paraguay et la Bulgarie : score vierge mais avec des occasions.
Espagne/Nigéria.
On veut voir cette dose. Et on a raison : le match est plaisant, et Fernando Hierro débloque tout ça avec classe.
Juste derri√®re, le Nig√©ria √©galise sur corner, et Olivier Rouyer monte dans les aigu√ęs.
Apr√®s avoir touch√© la transversale de la t√™te en premi√®re mi-temps, Ra√ļl redonne l'avantage √† l'Espagne, et plut√īt d'une belle fa√ßon.
Bora Milutinovic tente alors le va-tout et fait rentrer Yekini.
Bien vu, car l'attaquant du Nigéria est directement impliqué dans l'égalisation... mais pas autant qu'Andoni Zubizarreta !
Bon le mec fait une cagade hors norme, et en plus il se permet de gueuler. Quelle audace !!!
En feu, les Super Eagles vont chercher la victoire gr√Ęce √† un boulet de canon de l'ami Sunday Oliseh : showtime !!!
(la doublette Margotton-Rouyer = valeur s√Ľre)
Grosse sensation pour commencer. Et le Nig√©ria se met √† l‚Äôabri niveau classement en battant les Bulgare au Parc des princes gr√Ęce √† Victor Kipeba.
Un immense souvenir personnel, car j'avais eu la chance d'assister à la rencontre.
C'est vrai, j'mens pas
Malgré un excellent Luis Enrique, l'Espagne est incapable de battre le Paraguay (0-0) et devra donc repasser la Bulgarie, en espérant que le Paraguay ne batte pas le Nigéria.
Sortir la calculette et dépendre du résultat des autres ne sont jamais de bons signes.
Comme prévu, la Roja explose la Bulgarie : un set de tennis (6-1), pour le plus gros score de l'édition.
Malheureusement, ça ne servira à rien car le Paraguay l'emporte à Toulouse.
L'échec de la Roja est une vraie sensation et marque la fin du calvaire pour Javier Clemente.
En contrat avec la Selección jusqu'en 2000, il était en guerre avec la presse et avait même balancé qu'il poursuivrai "jusqu'à 2004 histoire de casser les couilles aux journalistes"
GROUPE E : Pays-Bas, Belgique, Mexique, Corée du Sud.

Un groupe à suivre avec intérêt, car deux sélections rivales et le Mexique, nation habituée à passer le premier tour des grandes compétitions.
Et les coéquipiers de Garcia Aspe mettent une mi-temps à se régler contre la Corée
Au Stade de France, on s'attend à du spectacle avec le Pays-Bas/Belgique. Sauf que les Diables Rouges jouent défensif, et que ça se termine par un nul sans but.
Marc Overmars fait plaisir et Patrick Kluivert se fait bêtement exclure par Collina.
À Bordeaux, les Belges profitent de leur supériorité numérique pour mener 2-0 face au Mexique. Puis, le Mexique gratte un carton rouge et un penalty pour revenir dans le match, avant que Cuanhtémoc Blanco n'inscrive un but acrobatique (SUPERBE)
Ayant connaissance du résultat, les Hollandais ne font pas dans la dentelle le soir même à Marseille : 5-0, avec cinq buteurs différents et un trio Bergkamp-Cocu-Overmars excellent.
Football plaisir (ce but de Dennis ‚̧ԳŹ)
La Belgique n'a pas le choix : il faut cogner la Corée et espérer un résultat favorable dans l'autre match. Mais les hommes de Leekens n'arrivent même pas à battre la Corée du Sud après avoir mené au score...
Dommage, car les Hollandais avaient fait le boulot après vingt minutes (2-0), et continuaient à jouer le jeu.
Ce Mexique a du cŇďur et revient une fois de plus au tableau d'affichage.
Un comeback incroyable que l'on doit à Luis Hernández.
Dans le temps additionnel, il égalise pour qualifier son pays : le commentaire de Michel Drhey est mythique !
Bien qu'√©limin√©, soulignons qu'Enzo Scifo aura disput√© son quatri√®me et dernier Mondial ūüĎŹ
Demi-finaliste en 1986 à 20 ans, il aura vécu le choc de 1990 ( #DavidPlatt) et la déception de 1994.
Reste sa classe, sa vision de jeu et son but incroyable contre l'Uruguay √† V√©rone ūüĒ•
GROUPE F : Allemagne, Yougoslavie, USA, Iran.

Une Allemagne sans Sammer contre l'outsider Yougoslave. Telle est la vision claire de ce groupe.
Les Yougos commencent avec une toute petite victoire contre l'Iran gr√Ęce √† un coup franc de (roulement de tambour)... Sinisa Mihajlovic.
La Nationalmannschaft débute elle au Parc des Princes, et s'impose 2-0.
Solide, avec un excellent Jens Jeremies et un Klinsmann directement impliqué dans les deux buts (le sien est particulièrement sympathique).
Place au vrai duel.
Et la Yougoslavie décide enfin d'être joueuse, et trimballe l'Allemagne pour mener 2-0 avec l'aide de Köpke.
Jugovic est absolument monstrueux au milieu (gros joueur lui pendant son prime)
Cependant, les Yougos font une erreur en se voyant déjà vainqueurs. Car l'Allemagne reste l'Allemagne : pas bons, empruntés physiquement, ils reviennent au mental. Comme toujours.
√Ä cinq minutes de la fin, place au show Sinisa Mihajlovic : minasse qui abat Klinsmann et embrouille avec mon gars Jeremies ‚ö°ÔłŹ

Bordel, le mec a envoyé Klinsmann sur une civière avec une frappe ahahahaha C'est trop sombre
Ce 21 juin 1998 reste une date marquante.
Car dans l'avant-match, à Lens, les hooligans allemands passent à tabac le gendarme Nivel. No comment sur ces FDP.

Le s√©lectionneur Croate, Miroslav Blazevic, portera jusqu'√† la fin du tournoi un k√©pi en l'honneur du gendarme ūüĎĆ
√Ä Lyon, le stade Gerland assiste √† un choc diplomatique avec √Čtats-Unis / Iran.
Niveau de jeu pas mémorable, mais une rencontre disputée avec un fond politique qui aboutira sur une photo historique et la victoire de l'Iran (2-1).
La dernière journée est guère passionnante.
La Yougoslavie fait le minimum syndical contre les USA (1-0) alors que les Allemands ne font la décision qu'après 50 minutes contre l'Iran.

Les deux nations favorites sont qualifiées, mais on en attend plus d'elles. Beaucoup plus.
GROUPE G : Angleterre, Roumanie, Tunisie, Colombie.

Un groupe bien charmant, avec des trois pays revanchards et la Tunisie qui revient au Mondial vingt ans après.
Là encore les hooligans font parler d'eux
Les Anglais sont plus agréables sur le terrain contre la Tunisie. À commencer par Shearer, Le Saux et Scholes.
On note que le sélectionneur Glenn Hoddle a choisi de ne pas faire jouer Beckham...
Après la belle frappe de Scholes, c'est Adrian Ilie qui s'illustre à Lyon face à une Colombie bien faiblarde.
Les Cafeteros se relancent en battant la Tunisie (1-0), mais tous les yeux sont à Toulouse pour le choc de ce groupe.
Moldovan donne l'avantage à la Roumanie dans un match décevant, avant qu'un petit gamin de 18 ans n'égalise.
Alors qu'on se dirige vers un match nul, Seaman et Le Saux s'emmêlent les pinceaux pour voir Petrescu faire la différence.
Dans la foulée, Owen rate une deuxième égalisation.
Superbe séquence.
La Roumanie est première après son nul contre la Tunisie (1-1).

Dans l'autre rencontre, le Spice Boy est de retour : une heure de jeu dans ce mondial, c'est trop peu. Shearer est allé voir Hoddle et l'a convaincu de mettre Beckham.
Comme par hasard, l'Angleterre joue bien mieux
À la demi-heure, Beckham tient sa revanche en régalant de sa spécialité pour inscrire son premier but en sélection.
Beckham, avec un B comme Boss !
GROUPE H : Argentine, Croatie, Japon, Jama√Įque.

L'Argentine dans un Mondial, c'est toujours un peu sp√©cial. √Čnorm√©ment de passion, beaucoup d'attentes... et un absent de marque dans cette √©dition : Fernando Redondo.
Le problème n'est pas son niveau de jeu. En effet, Redondo est excellent avec le Real, notamment en LDC. Lors de la finale, il a rendu dingue les Turinois, Davids et Deschamps en tête (Didier a fini par tilter mdr)
Le souci vient de ses... cheveux.
Pour Daniel Passarella, le s√©lectionneur, il faut les couper car ¬ę On a calcul√© qu'un joueur aux cheveux longs se les r√©accommode pr√®s de cent fois par match et qu'il perd donc sa concentration. ¬Ľ
Redondo refuse.
Le milieu de terrain re√ßoit le soutien de Maradona, qui l√Ęche l'une de ses plus belles punchlines : ¬ę Et si un joueur √† l'habitude de se toucher les couilles, on les lui coupe aussi ? ¬Ľ
Reste que c'est sans son premier maestro que l'Albiceleste arrive en France. Et elle d√©bute plut√īt timidement vs Japon, mais peut compter sur son buteur : avec un Batistuta en forme, elle peut aller loin.
Après son bel Euro 1996, la Croatie vise plus haut pour cette Coupe du monde.
Deux premiers matchs sérieux, sans folie mais avec des jolis buts et un Suker qui fait déjà trembler les filets.
À suivre donc.
Ariel Ortega est un joueur délicieux. Ça, on le sait tous.
Ariel Ortega peut aussi marquer des buts, et parfois deux dans la m√™me rencontre. √áa, les jama√Įquains l'apprennent.
Et Batigoal dans tout ça ? Tout va bien pour lui, merci de demander. Triplé en dix minutes.
Dans les deux derniers matchs, la Jama√Įque s'offre une victoire de prestige face au Japon et l'Argentine assure la premi√®re place.
Tout s’est passé comme prévu, sauf pour le Japon qui prépare mal son Mondial 2002.
Apr√®s cette phase de poule, Beckenbauer l√Ęche son √©quipe type : Mongradon, Campbell, W√∂rns, Hendry, Lizarazu, Petrescu, Overmars, Zidane, Ortega, Vieri, Batistuta.

Bon je t'aime Franz, mais t'es pas sérieux lol
Fin d'un premier tour très plaisant. Ils ne manquent quasiment personne et les stars en ont gardé dans les chaussures.
Que tout le monde prenne place, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
Italie/Norvège.
On s'est ennuyé à Marseille ce jour-là. Heureusement, une action de grande classe a réveillé la Canebière : ouverture fabuleuse de Di Biagio, sanction de Vieri.
Oui vous savez bien comptez : √ßa fait 5 caramels en quatre matchs pour Bobo ūüĎĆ
Brésil/Chili
Match disput√© au Parc des Princes, stade dans lequel Ronaldo vient de gagner la C3 quelques semaines plus t√īt. Sa performance fut compl√®tement folle et marqua les esprits (bon sauf celui de Pierre M√©n√®s qui lui avait mis que 7.5 dans L'√Čquipe ahaha quelle fraude lui)
Mais en ce début de rencontre, c'est un autre brésilien qui se fait remarquer, en la personne de César Sampaio : doublé en moins de trente minutes, pas mal pour un milieu défensif.
Ronaldo n'est pas incroyable dans le jeu, avec du déchet. Mais il reste dangereux sur chaque prise de balle.
Le Brésil est au-dessus, clairement. Cela n'empêche pas l'inévitable Salas de marquer à nouveau, avant que Ronaldo ne lui réponde immédiatement.
Si Bebeto continue d'être très moyen, Rivaldo se porte de mieux en mieux lui (bon après Junior Baiano, c'est Junior Baiano quoi)
Allez, une petite action 100% joga bonito histoire de
C'est cadeau
Deux buts, un penalty provoqué, un poteau, une transversale. Après un tel bilan dans un 1/8F de Coupe du monde, on devrait applaudir R9. Mais non, on le critique, preuve de l'attente délirante qu'il y avait envers ce gamin.
France/Paraguay
Bon alors pour le spectacle, faudra repasser. Par contre, pour le stress, là on discute fort.
Objectivement, rarement eu le souvenir d'une rencontre de l'EDF si crispante.
Jusqu'au bout, les Paraguayens ont fait flipper le pays. C'était irrespirable. Surtout qu'on sentait tous que si ça partait aux tirs au but, Chilavert allait sortir le grand jeu.
Et puis "la lumière est venue de Laurent Blanc"
Plut√īt confiante apr√®s le premier tour, les Bleus retombent dans le doute. Ils ont souffert, et pas qu'un peu.
Le soulagement est d√©fensif, avec un Thuram monstrueux et un Desailly toujours aussi impressionnant. Cela sera-t-il suffisant vs l'Italie ? L'avis Marcel et Didier ūüĒĹ
Nigéria/Danemark
Tout le monde évoque déjà un quart entre le Brésil et les Super Eagles. Une affiche qui ne branche pas des masses les Danois qui vont climatiser tout le monde avec une véritable démonstration.
Fin de parcours brutale pour la bande à Okocha
Allemagne/Mexique.
Intéressant, car les Tricolor ont les armes pour ennuyer cette équipe de Berti Vogts... encore plus avec le déchet technique dont sont victimes les Allemands.

Apr√®s une premi√®re mi-temps plut√īt √©quilibr√©e, Hernandez maltraite la d√©fense teutonne.
Et à l'heure de jeu, le tournant a lieu pour le Mexique : Hernandez, impeccable depuis le début du Mondial, rate inexplicablement le break.
D'habitude, ce genre d'erreur se paye cash face à la Nationalmannschaft. Et dix minutes plus tard, Klinsmann respecte la tradition.
1-1, le Mexique est encore en vie. Mais d'habitude, quand tu as raté le break face à la Nationalmannschaft, tu le paye cash. Et à cinq minutes de la fin, Bierhoff respecte la tradition.
La Mosson au le droit à du suspense jusqu'au bout, et les Allemands se font une dernière petite frayeur.
Un 1/8F que Matthäus a éclaboussé de sa technique et de son abnégation. 37 ans sur le passeport, quinze de moins sur la pelouse.
Lothar est un monument. Plus rien à prouver, si ce n'est qu'il est indiscutablement, après Beckenbauer, le meilleur joueur allemand de l'histoire.
Sur le banc allemand, des rumeurs disent que les joueurs ont insulté Andreas Möller de "pleureuse". Ça fait du bruit. Il y a des tensions, et Bierhoff a dit qu'il préférait jouer avec Hässler alors que Klinsmann ne considère pas Möller comme un meneur de jeu.
Ambiance
Une performance qui n'a pas impressionné Paul Breitner : "Les Mexicains étaient encore plus faibles que les Américains ou les Iraniens. Rien que pour cela notre équipe devait passer en quart de finale. Mais je me demande face à quel adversaire elle va se décider à hausser le ton"
Direction Toulouse, pour un Pays-Bas/Yougoslavie attrayant.
Bizarrement, les Yougoslaves jouent la prudence, alors qu'ils ont les éléments pour foutre le boxon. Tant pis pour eux.
Et Bergkamp ouvre le score (et comme d'hab, Courbis parle direct de l'arbitrage)
Dès le début de deuxième mi-temps, les Yougos rejouent leur football et égalisent pour relancer le suspense.
À peine de le temps de se remettre qu'un penalty est sifflé. Mijatovic, buteur décisif en finale de LDC, peut offrir un avantage primordial à son pays.
La suite, c'est l√† que √ßa passe ūüĒĹ
La Yougoslavie vient de rater le coche et les Pays-Bas reprennent le contr√īle des op√©rations.
On rentre dans les arrêts de jeu et grosse séquence hollandaise, qui finit par aboutir
(une fois de plus, par réflexe, Courbis casse direct les couilles avec l'arbitrage... et s'affiche)
La fin du match est sifflée, on se dit que la joie sera totale pour les Oranje mais non : van der Sar met des coups de poing, notamment à Bogarde. Le gardien étouffait et voulait se dégager, rien d'autre. Sauf que la presse saute sur l'occasion et ressort les affaires de racisme.
Croatie/Roumanie.
Un penalty marqué deux fois par Suker, car à retirer. C'est suffisant pour le bonheur des Croates, pas forcément pour les spectateurs de Bordeaux.
Bon, on se parle d'un 1/8F de CDM, ça reste important; alors voici un petit résumé.
Argentine/Angleterre ūüĒ•ūüĒ•ūüĒ•
LE plus beau match du Mondial.
Et en plus, on se parle d'un Argentine/Angleterre avec tout ce que cela comporte #MainDeMaradona #Mexico1986
C'√©tait le dernier match disput√© √† Saint-√Čtienne et pour le coup, on a connu pire comme cadeau d'adieu.
Quand on est face à ces deux nations, obligé de vous faire vivre les deux hymnes... durant lesquels les supporters de chaque camp ne brillent pas par leur intelligence.
Les Anglais...
Les Argentins...
Pour information, les supporters sont m√©lang√©s. Quand on conna√ģt la r√©putation des hooligans et des supporters argentins, on peut dire qu'on est sur une d√©cision moyenne.
(des bagarres éclateront évidemment)
Le match part bien, sauf pour David Seaman qui comme à son habitude fait des bêtises.
Heureusement, l'Angleterre aussi obtient son penalty et Shearer égalise d'une frappe parfaite.
16√®me minute, place au moment d'histoire. √áa ne se raconte pas, √ßa se regarde en VF avec la doublette Margotton-Rouyer ‚̧ԳŹ
Les Anglais sont libérés, cherchent le K.O. En vain.
Juste avant la mi-temps, l'Albiceleste pousse. En vain.
Enfin, jusqu'√† la 46√®me minute et cette combinaison g√©niale ūüĎĆ
La deuxième période sera folle. Sans but, mais légendaire malgré tout.
David Beckham devient l'ennemi public numéro 1 pour un enfantillage.
On passe à une attaque-défense. Pour vous donner une idée, même Shearer défend.
L'Angleterre ne peut s'en sortir que sur coup de pied arrêté et cela nous offre une séquence ahurissante, sans fair-play argentin
(imaginez s'il y avait eu but = la polémique made in Mexico 86 Part 2)
Ce bijou de rencontre se termine sur les tirs au but.
Et comme toujours, les Anglais perdent.
Fin d'un classic. Ni plus ni moins.
Si tu as vécu ça en direct, tu peux tranquillement le mettre sur ton CV. Normalement on t'embauche direct.
Avant les quarts, on va voir J√©r√īme Bureau (patron de L'√Čquipe) qui sent que le vent commence √† tourner. Mais selon lui, le quotidien y est pour quelque chose dans la victoire.
Un avis que Manu Petit ne partagera pas.
3 juillet.
Déjà deux jours qu'on n'a pas eu de matchs. FUCK

Dans les Coupes du monde, tu prends ton rythme, tu te gaves mais arrivé au quart, il y a une cassure. T'as le seum.
Ouf, ce 3 juillet arrive et tout repart. C'√©tait un vendredi en plus, donc on √©tait tous comme √ßa ūüĒĹ
France/Italie
Dans la famille "match pour cardiaques", je demande ce quart de finale. Un match fermé, avec peu d'occasions.
En prolongation, Baggio jette un froid monumental. Genre pendant une seconde, tout le monde s'est dit que c'était terminé. Incroyable ce moment !!!
Puis c'est la séance des tirs au but.
Alors si vous aimez les up&down, vous allez adorer.
Part 1 ūüĒĹ
Part 2 ūüĒĹ
Part 3 ūüĒĹ
Part 4 ūüĒĹ
Quelle folie !!!
Très moche pour les italiens, qui pour la troisième fois de suite sont éliminés aux tirs au but. Baggio a tiré dans les trois, Maldini y a assisté.
Horrible pour ces deux l√©gendes ūüíĒ
Obligé de souligner l'énorme match d'Emmanuel Petit.

Un mot également sur Giuseppe Bergomi, 35 ans et qui met fin à sa carrière internationale. Un grand monsieur du football italien lui, monument de l'Inter, et constamment oublié.
Le soir, tout le monde est détendu et peut vivre un Brésil/Danemark qui démarre tambour battant.
La Sele√ß√£o r√©agit imm√©diatement gr√Ęce √† Ronaldo ! Non mais regardez-moi cette prise de balle : contr√īle, on se met dans le bon sens et on offre un caviar. C'est parfait.
Vous aimez les passes décisives et Ronaldo ? Tenez, voici la deuxième version. Vision de jeu et qualité de décalage, BIM
Si l'intelligence des attaquants brésiliens est indéniable, les largesses défensives crèvent les yeux. Et comme en plus, Roberto Carlos y ajoute un peu de carnaval...
Bon par contre là, on est obligé de s'arrêter la célébration de Brian Laudrup.
Non mais franchement !! D√©j√† le joueur est √©l√©gant. Et en plus il nous sort une pose l√©gendaire : immense big up √† Brian, notre boug s√Ľr √† tous ūüôŹ
Derrière, le Brésil est perdu. Mais Rivaldo sort encore un coup de patte génial et permet au Brésil de se qualifier : Rivaldo, tu valides le talent et puis c'est tout.
Pays-Bas/Argentine
La revanche de la finale du Mondial 1978. Deux des plus belles √©quipes surtout. Faut se rendre compte des effectifs de porcs qu'ils avaient ūüėģ

Cagnard sur Marseille, et il faut chaud aussi sur la pelouse avec Wim Jonk qui trouve le poteau.
Les Argentins sont bien, pressent sur le porteur du ballon mais les Hollandais ont aussi des joueurs de classe mondiale : percée de Ronald de Boer, remise de Bergkamp et sang-froid de Kluivert !! But terrible
La réaction argentine ne se fait pas attendre : on pousse et on égalise par l'intermédiaire de Claudio López.
Plut√īt que de passer le ballon √† Batigoal, il pr√©f√®re humilier van der Sar (c'est m√©chant √ßa mdr)
D√©but de match splendide, avec notamment un Edgar Davids survolt√© : il se montre plusieurs fois dangereux, sans oublier de bosser d√©fensivement sur Ortega ūüĎĆ
Tiens le Ariel, parlons-en : il envoie un missile qui secoue le Vélodrome.
La deuxième période voit les Hollandais prendre les commandes. Pour autant, on atteint pas le niveau de la première mi-temps.
Calmez-vous, voici une séquence de pure folie arrive pour rebooster ce quart de finale.
Viens alors le carton rouge d'Arthur Numan, auteur d'une grosse faute sur Simeone.
On se dit que ça vient de basculer en faveur des Argentins mais Ortega, l'artiste, le métronome de l'Albiceleste, dégoupille.
√Ä 10 contre 10 et quelques secondes √† jouer, on se dirige vers une prolongation. Mais Dennis Bergkamp en d√©cide autrement, en √©crivant la plus belle page de son immense carri√®re gr√Ęce √† un but d'une √©l√©gance rare ‚̧ԳŹ
Allez, ce genre de but, ça se revoit en HD et en VO. Et même si on ne parle pas le néerlandais, on comprend que le mec est content.
Frissons assurés !!!
L'Argentine peut avoir d'immenses regrets. C'était probablement l'Argentine la plus forte des 90's. On aurait aimé voir Redondo, mais même sans lui, cette Albiceleste était lourdingue.
Et puis, on aurait pu avoir un Brésil/Argentine en demi-finale mine de rien. C'est fou.
Le soir à Gerland, la Croatie et l'Allemagne s'affrontent pour jouer la France.
Les Croates ne se montrent pas beaucoup, avec un Christian W√∂rns qui contr√īle parfaitement le probl√®me Suker. Et puis...
Rouge direct, peut-être un brin sévère.
En attendant, les Croates s'en foutent royalement et plombent le moral des Allemands par l'intermédiaire de Jarni.
En deuxième mi-temps, plus les minutes défilent, plus cela est difficile pour les vieux briscards : Matthäus, Kohler, Klinsmann, Hässler sont cramés.
Mais comme toujours avec l'Allemagne, faut se méfier tant que ce n'est pas terminé. Et tout bascule en deux minutes...
Le coup de massue est énorme pour l'équipe de Vogts, et Suker enfonce le clou.
Une page se tourne.
C'est ce 4 juillet 1998 que la r√©volution du football allemand a d√©but√©. Une remise en question g√©n√©rale et fondamentale a lieu : des coachs au syst√®me de jeu en passant par les joueurs et les profils. Et cela d√©bouchera sur une g√©n√©ration dor√©e ūüôŹ
C√īt√© Croatie, c'est la f√™te. Et Goran Ivanisevic promet que s'il gagne Wimbledon et que la Croatie remporte le Mondial, tout le pays va se bourrer la gueule.

(SPOILER : ça sera ni l'un ni l'autre, donc pour le plaisir on se met la fin de la finale de 2001 #Asphysxiant )
Brésil/Pays-Bas, demi-finale de Coupe du monde au Vélodrome : ça vous branche ? Moi oui.

Cafu est suspendu et Zagallo titularise Zé Carlos... pour ce qui sera sa seule sélection avec la Seleção ???!!! #WTF
Attendez, une seule sélection, et c'est une demi-finale d'un Mondial ???
Les Brésiliens n'ont pas impressionné en première mi-temps. Mais dès le début de rencontre, le patron s'impose.
Quel but !!! D√©marrage dans l'intervalle, contr√īle sur le "mauvais" pied en r√©sistant au contact avant de placer le ballon sous les jambes du gardien. MASTERCLASS
Les Pays-Bas poussent, essayent sans trop r√©ussir et Kluivert donne tout... avant de g√Ęcher une √©norme occasion √† dix minutes de la fin.
Mais tel le grand attaquant qu'il est, il ne se rate pas une deuxième fois et place un coup de tête parfait. Impulsion, puissance, BANG BANG
Nous aurons le droit √† des minutes de bonheur suppl√©mentaires ūüĎŹ
La prolongation vient à peine de commencer que Ronaldo s'offre deux occasions coup sur coup, en mettant le feu dans la défense Oranje.
103ème minute, Kluivert manque d'un rien le but en or.
Quand l'histoire se joue à quelques centimètres...
Une fois de plus, ça va se jouer aux tirs au but.
Ronaldo-Rivaldo et Frank de Boer-Bergkamp réussissent leurs tentatives.
La suite, c'est le moment de gloire de Taffarel
Ça ne reste que du foot fiction mais j'ai toujours été persuadé que les Pays-Bas auraient battu la France.
Face au Brésil c'est dur mais tu sais que tu auras des occasions, des espaces, que tu pourras jouer. Les Pays-Bas, eux, savaient pourrir le jeu.
Quelle équipe c'était bordel
Un mot sur √Čric Besnard qui commentait ce match.
Dans sa carrière de journaliste, cet homme aura donc vu évoluer Michael Jordan et Ronaldo sous ses yeux pendant leurs primes... Je ne sais pas si on réalise bien le délire.
Ça revient à gagner au loto en étant payé.
France/Croatie.
On part direct au coup d'envoi de la seconde période pour un séquence absolument magique
(la petite passe de Youri, quel bijou)
Tiens en parlant de moment magique, Thuram plante le but d'une vie.
La cote était à combien ??? En plus, le but est beau mdr
Le lendemain, on lui met 8.5/10 dans L'√Čquipe.
Perso, j'lui mets 10 direct. Ouais la faute d'alignement sur Suker et tout : j'veux rien savoir, doublé en demi-finale de CDM quand t'es défenseur, c'est 10, point barre.
Un résultat qui a vu un supporter Croate perdre gros.
Ce dernier avait pari√© 2 000$ que son √©quipe pr√©f√©r√©e gagnerait. N'ayant que 500$, il a d√Ľ laisser sa femme √† celui qui avait gagn√© le pari en attendant de payer sa dette.
Match pour le troisième place.
Comme souvent, l'intérêt sportif était faible, on a du mal à se passionner.
On regarde quand même, et Suker en profite pour finir meilleur buteur de la compétition.
12 juillet 1998. Le Jour J.
Tout le monde est prêt, sauf Chirac
(j'suis explosé à chaque fois putain : à partir de Zidane il s'en bat réellement les couilles)
Je pense que tout le monde se souvient o√Ļ il √©tait et avec qui il √©tait ce jour-l√†.
Ce match, pas la peine de le raconter.
On met les images, on apprécie le marquage brésilien, les souvenirs reviennent et basta.
Gros bordel sur les Champs-Elysées. J'y étais, c'était n'imp.
Après le but de Petit, on a tapé le sprint pour arriver les premiers sur l'avenue.
Au coup de sifflet final, on a entendu un bruit de fond, c'√©tait irr√©el : √ßa a d√©barqu√© des deux c√īt√©s comme dans Braveheart ahahaha
Le lendemain, √ßa se l√Ęche dans les notes chez Le Parisien.
Forcément, en étant objectif, on peut regretter "l'absence" de Ronaldo. Avec lui, ça n'aurait pas été la même histoire. Mais on pu se consoler en se disant qu'on aurait sans doute pas eu le bonheur de le revoir aussi fort et joyeux en 2002
Voil√† la France championne du monde, le sacre et la revanche de Jacquet qui en profite pour d√©zinguer L'√Čquipe
J√©r√īme Bureau fait son mea-culpa en Une, les 13 et 14 juillet.
(sans succès, Jacquet ne lui a jamais pardonné)
Fin d'un excellent Mondial, le premier à 32 nations. Une réussite. Avec du jeu, des buteurs au top, des gestes de classe et du suspense.

Franchement, j'espère revivre un jour une Coupe du monde en France avant de mourir. Et j'suis persuadé de ne pas être le seul.
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